Vous rêvez de passer à l’énergie solaire et d’installer des panneaux chez vous ? Bravo, c’est un excellent choix ! Mais avant de sortir la perceuse et de grimper sur le toit, il y a quelques étapes administratives incontournables à ne pas négliger. Voici un guide complet (et un peu marrant, promis) pour tout comprendre.
Les démarches obligatoires en mairie
1. La déclaration préalable de travaux
Si votre installation remplit l’un des critères suivants, vous devrez passer par la case mairie :
- Votre installation est fixée à plus de 1,80 mètre du sol.
- La puissance de votre système dépasse 3 kWc.
- Vous habitez dans une zone protégée ou proche d’un site classé, même pour une installation au sol de moins de 1,80 mètre et 3 kWc.
Pour cela, remplissez un formulaire de déclaration préalable (disponible en mairie ou en ligne) et déposez-le. La commune dispose d’un mois pour examiner votre demande. Et si tout va bien, vous recevrez un récépissé que vous devrez afficher fièrement sur votre terrain pendant deux mois. Cela permet à vos voisins de se manifester (ou pas).
Mon mémo simplifié :
- Obligatoire si : Installation > 3 kWc ou > 1,80 mètre (sauf zones ABF : toujours demander).
- Pas obligatoire si : Installation au sol ≤ 3 kWc et < 1,80 mètre de hauteur, hors zones ABF.
Mes recommandations
Pour éviter tout tracas administratif, commencez par une installation au sol de 3 kWc max si vous êtes dans une zone non protégée. Une solution simple et rapide pour démarrer !
Le raccordement au réseau
Une fois que la mairie vous donne le feu vert, vous devrez régler les questions de raccordement avec ENEDIS (ou une entreprise locale de distribution). Et là, deux options s’offrent à vous selon vos besoins :
1. CACSI – Convention d’Autoconsommation Sans Injection
- Conditions : Puissance < 3 kWc, pas de batterie, pas d’injection sur le réseau.
- Avantages : Simplifiée et rapide. Vous n’avez besoin que d’une attestation sur l’honneur, aucun passage du Consuel n’est requis. Parfait pour ceux qui veulent éviter les complications administratives !
2. CRAE – Convention de Raccordement avec Injection
- Conditions : Vous souhaitez injecter un surplus d’énergie sur le réseau.
- Limites techniques : 6 kVA par phase max ou en fonction de votre abonnement électrique.
- Avantages : Permet de vendre l’énergie excédentaire. Mais attention, le passage du Consuel est obligatoire et peut allonger les délais (parfois deux mois ou plus selon les régions).
Mon mémo simplifié :
| Type de raccordement | Conditions | Démarches |
|---|---|---|
| CACSI | < 3 kWc, pas de batterie, pas d’injection | Attestation sur l’honneur, pas de Consuel. |
| CRAE | Injection de surplus | Passage Consuel obligatoire. |
Mes recommandations
Commencez simple : une CACSI pour une installation de 3 kWc sans injection. Vous évitez ainsi le passage du Consuel et votre dossier sera validé rapidement. Vous pourrez toujours faire évoluer votre installation par la suite si besoin.
Le choix du profil réseau sur vos onduleurs
Lorsque vous mettez en service vos onduleurs ou micro-onduleurs, vous devrez choisir un profil réseau correspondant à votre installation :
- Zéro injection (No Export)
- L’onduleur adapte la production à votre consommation. Si la consommation baisse, il limite automatiquement la production.
- Export jusqu’à 6 kVA par phase
- Standard pour les installations raccordées avec injection. Vous pouvez vendre votre surplus au réseau.
- Export limité à 3 kW
- Nécessaire pour certaines configurations réglementées ou en fonction de votre abonnement.
Le choix du profil est déterminé par votre convention (CACSI ou CRAE). Soyez attentif, car une mauvaise configuration peut être source de soucis… et de pertes financières !
Pensez à l’assurance !
Avant même de commencer, contactez votre assureur pour vérifier que votre installation sera bien couverte en cas de problème (dégâts, incendie, etc.). Une simple déclaration suffit souvent, mais mieux vaut anticiper pour éviter les mauvaises surprises.
Mes recommandations finales
Pour un projet solaire sans stress, voici mon plan :
- Commencez modeste : Installation au sol de 3 kWc sans injection (zone non protégée) pour éviter les démarches lourdes.
- Simplifiez le raccordement : Optez pour une CACSI. Une attestation sur l’honneur suffit et vous évitez le Consuel.
- Évoluez au besoin : Une fois votre installation en place, vous pourrez toujours augmenter sa puissance ou passer à une CRAE pour vendre votre surplus.
Avec ces astuces, vous êtes prêts à réduire votre facture d’électricité tout en respectant les règles. Alors, prêts à capter les rayons du soleil ?
